Ana Quasoar

Ana quasoar

C’est l’histoire d’une enfant née à Paris,
près de la gare de l’Est (déjà toute une promesse de voyage),
qui, dès l’âge de 15 ans, a beaucoup voyagé, travaillé
dans les champs, appris à conduire un tracteur, échangé
quelques rêves avec des amis du monde entier, et qui,
de ces échanges, a développé une passion pour l’architecture,
la lumière et les couleurs…
C’est donc logiquement qu’elle s’en ira à 18 ans faire
des études d’anthropologie, et poursuivra un parcours
fait de passion et de curiosité, avec des études
aux Beaux-Arts de Paris, spécialisation vitrail.
Rien d’étonnant lorsqu’on commence à approcher
ce personnage aux multiples facettes…
La croit-on spécialisée dans les robes de mariées,
dans les accessoires, dans les broderies ou la dentelles ?
Oui et non, on a tout bon et tout faux.
Pour la bonne et simple raison qu’on ne peut l’enfermer
nulle part, sauf à préciser que ce qui la motive,
c’est d’iriser, de transformer, de jouer avec les couleurs
et les lumières et les formes et de révéler, au travers
de son prisme, ce que, jusque là, on n’avait pas vu,
ou en tout cas, pas su voir!
Presque toute l’histoire d’Ana Quasoar tient dans le savoir
faire de ce contraste…
Mais, comme tout savoir-faire,
celui-ci ne lui a pas été donné : Il y a dans ce parcours,
un poste à la tête d’un groupe de boutiques qui lui a permis
de faire ses gammes : acheteuse, elle a tout fait,
pendant 15 ans : les vitrines, les vêtements, les tissus
et le plus important, la connaissance des femmes
et de ce qu’elles attendent, la passion pour les tissus…
elle a tout appris sur le fluide, le gainant, et en prime,
l’essentiel : que le plus important c’est les proportions
(l’architecte ne peut mentir) et le style !
Armée de ces précieuses certitudes, elle prend la décision
d’ouvrir une maison de couture, avec une envie précise…
Loin des boutiques et de leurs stéréotypes,
une maison laboratoire, capable d’apporter à qui franchit
le seuil, une réflexion personnalisée…
Un rêve qui n’a pas été facile à réaliser:
« Au départ, je vendais aux boutiques, surtout à l’étranger,
puis la Haute Couture Française m’a invitée à participer
au festival de Dalian, en Chine, et là ce fut le buzz
et au milieu de ce défilé de 80 modèles,
il y avait une thématique blanche d’où ces fameuses robes
de mariées ». Pour elle, qui n’y pensait pas forcément,
un bonheur, car c’est le moment où une femme se lâche,
ose, se révèle, et c’est très exactement ce qu’elle attend
de son métier : accompagner, aider, donner les moyens.
La robe de mariée est un moyen parmi tant d’autres
et c’est ce qu’elle s’apprête à montrer pour cette première
collection présentée dans le cadre de la semaine
de la Haute Couture Parisienne, réalisée comme toujours
dans son atelier, situé à deux pas de sa boutique,
où elle concocte de nouvelles structures, en particulier
pour les corsets, où elle dessine de nouveaux motifs
de broderies, pour des bijoux de tête, entre autres un petit
côté « inventeur fou » qu’elle revendique avec force…
Il y aura du blanc, sûrement, mais plus sûrement encore,
de la couleur, vibrante, éclatante, de celle qui peut
changer une vie, qui peut donner audace et confiance,
en quelques modèles qui confirmeront ce qu’Ana Quasoar
a appris : à savoir qu’une pièce de vêtement se doit d’être
belle n’importe où qu’on la porte.

 

 

ANA QUASOAR
Création Couture sur rendez-vous
7, rue de la Banque
75 002 Paris
(+33) 01 47 03 37 37

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